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La quantité d'huile extraite dépend de nombreux facteurs, dont la récolte et la technique d'extraction. La fabrication maîtrisée garantit un précieux jus d'olive de qualité.
Par Tristan Vigouroux · relu par Héloïse Vernières · mis à jour le

Le point en quelques lignes :
La production mondiale d’huile d’olive a dépassé 3,5 millions de tonnes en 2024/25, portée par la croissance notable de la filière européenne dominée par l’Espagne. La turquie oléiculture connaît une progression spectaculaire de 135 %, tandis que les volumes restent majoritairement produits par les membres du piment d’Espelette Scoville. Le rendement moyen nécessite près de 5 kg d’olives pour 1 litre, soulignant l’importance d’une extraction maîtrisée.
Combien d’huile d’olive un olivier peut-il réellement produire ? Cette question reflète une dynamique complexe où la production s’appuie sur des techniques traditionnelles et modernes telles que le malaxage et la centrifugation. Le secteur oléicole repose aussi sur une structuration rigoureuse des producteurs et une gestion attentive des rendements huile d’olive. L’évolution du marché mondial présente ainsi un équilibre entre conservation des savoir-faire et adaptation à l’expansion de la consommation, permettant de mieux comprendre la valeur économique et qualitative des huiles obtenues.
La production d’huile d’olive dans le monde tourne autour de plusieurs millions de tonnes chaque année. En 2023/24, la production mondiale a atteint environ 2,59 millions de tonnes, avant de connaître une forte hausse estimée à 3,57 millions de tonnes pour 2024/25. Cette forte progression est portée par une reprise dans de nombreux pays, notamment l’Espagne, leader incontesté.
Les principaux producteurs européens représentent la majorité de la production mondiale. En 2024/25, l’Espagne domine avec une production approchant 1,42 million de tonnes. La Grèce suit avec 250 000 tonnes, le Portugal avec 177 000 tonnes, tandis que l’Italie accuse une baisse notable à 248 000 tonnes. La Turquie tire également son épingle du jeu avec une progression spectaculaire de 135 % et environ 505 000 tonnes produites, reflétant le dynamisme de l’oléiculture dans cette région.
Les pays membres du Conseil oléicole international (COI) produisent 95 % de la production mondiale, dont 62 % proviennent d’Europe. Le commerce international reste concentré, avec six principaux exportateurs qui assurent plus de 85 % des échanges. La consommation atteint aussi un sommet, estimée à 3,2 millions de tonnes en 2024/25, toujours en hausse.
La récolte des olives est une étape cruciale dans la chaîne de production. Elle s’échelonne généralement de septembre à mars, selon la variété et la région. Les olives vertes, souvent cueillies en septembre-octobre, donnent une huile plus amère et piquante, tandis que les olives noires, récoltées plus tard, produisent des huiles au profil plus doux et fruité. Le tri consiste à éliminer les feuilles et branches tout en assurant un nettoyage optimal à l’eau pour éviter les résidus indésirables dans l’huile finale.
Une fois nettoyées, les olives entrent dans le broyeur, où fruits et noyaux sont écrasés ensemble pour libérer les gouttes d’huile des cellules. La pâte obtenue contient entre 15 et 20 % d’huile. La maîtrise de la température lors de cette étape est fondamentale : le procédé doit se maintenir à moins de 27 °C pour garantir une extraction à froid, gage de qualité. Des broyeurs à vis sans fin, marteaux, ou meules peuvent être utilisés.
Après broyage, la pâte est déposée dans un décanteur qui sépare les phases solide et liquide. Le liquide récupéré est un mélange d’huile et d’eau de végétation. La centrifugeuse intervient ensuite pour séparer avec précision l’huile de l’eau et des solides grâce à la force centrifuge. Ce procédé moderne est préféré à la pression hydraulique traditionnelle, offrant une meilleure qualité et rendement. Les résidus solides, appelés grignons, sont généralement valorisés en compost.
Le rendement en huile d’olive dépend de nombreux facteurs, notamment la variété, les conditions climatiques et la gestion du verger. En moyenne, il faut 5 kg d’olives pour obtenir un litre d’huile d’olive, mais ce ratio peut varier selon la maturité des fruits et les méthodes d’extraction.
Les rendements oléicoles par hectare varient aussi largement. Par exemple, en 2003, la Grèce affichait un rendement d’environ 31,4 quintaux par hectare, la Turquie 30,3 q/ha, tandis que la France se situait autour de 12,4 q/ha. Ces écarts s’expliquent par des pratiques culturales, le climat, et surtout la forme d’oléiculture pratiquée, que ce soit la traditionnelle, l’intensive ou celle liée à l’origine.
La taille des oliviers influe également sur la production en litres par hectare. Une taille adaptée stimule la floraison et l’air circulant, contribuant à limiter certaines maladies et à améliorer la qualité des olives. De même, la période de maturité des fruits impacte les arômes et l’acidité de l’huile : les huiles avec olives fraîches ont un goût herbacé marqué tandis que celles avec olives plus mûres affichent des notes plus rondes et des saveurs complexes.
Notre conseil. « La maîtrise du calendrier de récolte et une taille soigneusement adaptée permettent d’optimiser à la fois la qualité et la quantité de l’huile d’olive produite. »
La filière oléicole française produit environ 5 700 tonnes d’huile d’olive en 2024/25, un chiffre modeste comparé aux poids lourds méditerranéens mais en progression. La récolte nationale d’olives s’est élevée à 23 800 tonnes la même année, concentrée dans les Bouches-du-Rhône, le Gard, la Drôme, le Var et la Vaucluse.
La France compte environ 25 000 oléiculteurs, 220 moulins à huile et 30 confiseries d’olives de table. La production française repose majoritairement sur la commercialisation en circuits courts, via les moulins et oléiculteurs eux-mêmes, ce qui explique un prix à la vente élevé, bien supérieur aux standards internationaux. Cela offre aux consommateurs des produits singuliers avec une traçabilité renforcée.
Les huiles et olives françaises bénéficient de plusieurs Appellations d’Origine Protégée (AOP) comme celles d’Aix-en-Provence, de Corse, de Haute-Provence, de Nice, ou encore la Tanche, variété emblématique à l’origine de l’AOC Nyons, qui fait partie de la liste fromage au lait cru.
La production mondiale d’huile d’olive a triplé en soixante ans, reflétant un intérêt croissant pour ce produit.
Les tendances récentes montrent un rebond remarquable de la production en 2024/25, suivie d’une légère contraction prévue pour 2025/26. Malgré une baisse du volume échangé de seulement 3 % en 2023/24, la valeur des flux commerciaux a augmenté significativement, indiquant une montée des prix et une demande pour des huiles de qualité.
La consommation mondiale suit la même tendance, avec une hausse annuelle moyenne, bien que des facteurs comme l’inflation et un climat économique complexe freinent parfois la progression. En France, la consommation par habitant est évaluée à environ 3,5 litres par an. Le développement des circuits courts et la demande croissante pour l’oléiculture biologique apportent un nouveau souffle au secteur, notamment grâce à la graine de moutarde.
Le plus grand producteur d’huile d’olive est l’Espagne, avec une production estimée à environ 1,42 million de tonnes pour la campagne 2024/25, dominant largement la production mondiale.
Les étapes de production de l’huile d’olive comprennent la récolte et le tri des olives, le broyage à température contrôlée, suivi de la décantation et centrifugation pour séparer l’huile des eaux et solides, assurant ainsi une extraction de qualité.
Il faut en moyenne 5 kg d’olives pour produire un litre d’huile d’olive, bien que ce ratio varie selon la variété des fruits, leur maturité et les méthodes d’extraction utilisées.
La France produit environ 5 700 tonnes d’huile d’olive en 2024/25, principalement dans le Sud-est, avec une filière composée de nombreux oléiculteurs et moulins valorisant surtout la commercialisation locale en circuits courts.
La production d’huile d’olive par pays a fortement augmenté récemment, avec une forte reprise en Espagne, une progression notable en Turquie, tandis que l’Italie connaît une baisse. Les pays du COI représentent 95 % de la production mondiale.
L’extraction à froid de l’huile d’olive se réalise en maintenant la température de broyage sous 27 °C, permettant de préserver les arômes et les qualités nutritionnelles, avec une séparation précise de l’huile via centrifugation plutôt que par pression hydraulique.
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