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Sang, gras de porc, cuisson : la composition du boudin noir tient en peu de mots. Le Code des usages de la charcuterie encadre pourtant chaque nom et chaque mention. Nous lisons la définition, puis l’étiquette.
Par Tristan Vigouroux · relu par Héloïse Vernières · mis à jour le

Le boudin noir a sa fiche dans le Code des usages de la charcuterie, de la salaison et des conserves de viandes, le recueil tenu avec l’Institut du porc (Ifip). La fiche 12.1, intitulée « Boudin, boudin noir » et mise à jour en 2025, ouvre sur une phrase nette : ces produits sont des préparations obtenues par mélange et cuisson de sang et de gras de porc. S’y ajoutent seulement les ingrédients et additifs que la fiche énumère. Le reste du texte, avec cette liste, est réservé aux abonnés du Code ; nous nous en tenons donc à ce que la fiche montre en accès libre.
Le dictionnaire Larousse dit la même chose avec ses mots : une préparation de charcuterie cuite, à base de sang de porc, mise dans un boyau. Deux idées reviennent dans les deux textes. Le sang vient du porc. Et le boudin noir sort de l’atelier déjà cuit.
| Sur l’emballage | Ce que cela signale | Texte de référence |
|---|---|---|
| Boudin noir | Mélange cuit de sang et de gras de porc | Code des usages, fiche 12.1 |
| Boudin de Paris, de Nancy, coutançais… | Une dénomination régionale décrite par la fiche | Code des usages, fiche 12.1 |
| Boudin noir aux pommes | Un ingrédient cité dans le nom, dont le pourcentage doit figurer | Règles d’étiquetage de l’UE |
| Amylacé, féculé, à la farine | Une mention prévue par la fiche pour ces recettes | Code des usages, fiche 12.1 |
| À consommer jusqu’au | La date limite de consommation | ANSES, lecture des étiquettes |
La fiche ne définit pas un seul boudin. Elle couvre les dénominations « boudin » et « boudin noir », puis une série de noms attachés à un lieu ou à une tradition : boudin de Paris, de Nancy, coutançais, de Saint-Romain, créole, antillais et marseillais. Elle prévoit aussi les formes « boudin noir à… » ou « boudin noir aux… », celles que l’on lit sur un boudin aux oignons ou aux pommes.
Une règle s’ajoute. Si un produit bénéficie d’une AOP, d’une IGP ou d’une STG, sa dénomination est réservée à ce qui respecte le cahier des charges correspondant. C’est le même mécanisme qui protège, côté salaisons, le nom du jambon de Bayonne IGP. Côté Auvergne, la page sur les spécialités auvergnates présente d’autres produits de la région.
Quatre mentions sont prévues par la fiche : « à tartiner », « amylacé », « féculé » et « à la farine ». Elles signalent une recette qui s’écarte du mélange de base, par sa texture ou par l’ajout d’une matière riche en amidon. Sur l’emballage, elles accompagnent le nom du produit. Sans aucune de ces mentions, le boudin noir relève de la recette de base.
Pour l’acheteur, la mention vaut mieux qu’une impression en bouche. Une texture plus ferme peut venir de la cuisson comme de la farine. Seule l’étiquette tranche.
Les règles européennes d’étiquetage, résumées sur le portail Your Europe de l’Union européenne, fixent trois repères utiles. La liste commence par le mot « ingrédients » et range ceux-ci par ordre décroissant de poids. Le premier nom de la liste pèse donc le plus lourd dans la recette. Ensuite, un ingrédient qui figure dans la dénomination doit être chiffré en pourcentage : un « boudin noir aux pommes » indique la part de pommes. Enfin, tout allergène est mis en évidence dans la liste, par la police, la taille ou la couleur.
L’ANSES rappelle dans sa fiche sur l’étiquetage deux autres points. La mention « à consommer jusqu’au » donne la date limite de consommation, au-delà de laquelle la denrée peut présenter un danger. Et l’estampille vétérinaire, ou marque de salubrité, est obligatoire sur les produits d’origine animale, charcuteries comprises.
La cuisson fait partie de la définition : un boudin noir vendu sous ce nom est donc déjà cuit. Le passage à la poêle ou au four sert à le réchauffer et à le colorer. Pour les restes d’un plat chaud, l’ANSES conseille de les garder moins de trois jours et de les réchauffer au-delà de 70 °C à cœur.
Le ministère de l’Agriculture demande de vérifier que le réfrigérateur reste entre 0 et 4 °C au point le plus froid (fiche du ministère sur l’hygiène à la maison). Une fois l’emballage ouvert, le boudin y va dans une boîte fermée ou sous film, comme le ministère le demande pour tout produit entamé. Pour les salaisons sèches, qui obéissent à d’autres règles, voyez la conservation du saucisson.
Le Code des usages de la charcuterie le définit comme un mélange cuit de sang et de gras de porc. Les autres ingrédients viennent d’une liste fermée fixée par la même fiche ; le nom du produit les annonce, comme dans « boudin noir aux oignons » ou « aux pommes ».
Le boudin noir vendu sous ce nom n’est jamais cru : la cuisson fait partie de sa définition. On le réchauffe à la poêle ou au four, et on garde les restes au froid moins de trois jours, comme le conseille l’ANSES.
Le boudin noir est fait de sang et de gras de porc. Le cahier Label rouge du boudin blanc supérieur nature décrit une préparation pur porc à base de viande et de lait entier, entre 29 et 34 % à la mise en œuvre.
Cette mention fait partie de celles que prévoit la fiche du Code des usages, avec « féculé » et « à la farine ». Elle signale une recette qui contient une matière amylacée, et elle accompagne alors le nom du produit.
Textes lus le ; ils peuvent avoir changé depuis.
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